Après une visite de terrain avec le médecin-chef des Jeux, le Dr Ibrahima Sy et l’Oms se disent satisfaits et affirment que «tout est prêt».

A quelques jours de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) Dakar 2026, le ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Ibrahi-ma Sy, a visité, ce matin, les sites du dispositif sanitaire, avec l’équipe médicale des

Joj, le Service de santé des Armées, l’Oms et la Direction générale des établissements de santé. «Tout est prêt», a-t-il déclaré.

Surveillance, prise en charge, prévention

Le dispositif repose sur trois piliers. A l’aéroport, des fiches de renseignement permettent de repérer les cas suspects, dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale, et un poste d’urgences médicales est installé à proximité.

Pour la prise en charge, le ministre a visité la Polyclinique et l’Hôpital d’enfants de Diamniadio, le Stade Abdoulaye Wade et la Piscine olympique. L’Hôpital d’enfants sert de centre de référence, l’Hôpital d’oncologie, initialement prévu, n’étant pas assez avancé.

Les patients sont orientés de façon graduelle, des sites de compétition vers les hôpitaux, la Polyclinique internationale, la Clinique Madeleine et le Hmo.

Troisième pilier, la prévention : le ministre veut faire de l’événement une occasion de sensibiliser aux «réflexes santé» (hygiène, alimentation, qualité de l’eau).

Moyens et garanties

Six cents agents (médicaux, paramédicaux et de soutien) et une trentaine d’ambulances sont mobilisés, et le ministère a investi environ 1, 5 milliard de francs Cfa dans les équipements médicaux. L’arrivée des délégations servira de test grandeur nature. Le représentant de l’Oms au Sénégal, Dr Michel Yao, a félicité le gouvernement : «Les cahiers des charges sont remplis.» Il a affirmé que les athlètes venus de l’extérieur peuvent être rassurés, des mesures existant aux portes d’entrée comme à l’intérieur du pays.

Le médecin-Colonel Cheikh Ahmedou Lam, médecin-chef des Joj, a indiqué que le dispositif est en place et qu’il est en train de le rendre fonctionnel, pour garantir «des soins de qualité à des standards internationaux» aux athlètes, aux délégations et aux spectateurs sénégalais.

Un héritage pour le système de santé

Pour le ministre, les Joj sont des «externalités positives» : elles ont permis de renforcer durablement le plateau technique, en partie grâce à des financements extérieurs. Dr Yao espère que l’expérience servira de «laboratoire d’apprentissage» aux futurs organisateurs, le Sénégal accueil-lant les premiers Jeux Olympiques organisés en Afrique.

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