Dans sa déclaration de rentrée 2026-2027 publiée hier, le G20 des syndicats d’enseignants du Sénégal exprime son soutien au plan d’actions du Front syndical de défense du travail (Fsdt). Tout en partageant les revendications contre la cherté de la vie et pour le respect des accords, la coalition syndicale prend en compte la vulnérabilité du début d’année scolaire, perturbé par les inondations.

La rentrée scolaire 2026-2027 s’ouvre dans un contexte particulièrement délicat au Sénégal. Entre perturbations climatiques et grogne sociale croissante, le G20 des syndicats d’enseignants est sorti du silence à travers sa déclaration officielle de rentrée. Dans son document, le G20 souligne que le démarrage de l’année scolaire a été durement affecté par de fortes pluies ayant provoqué d’importantes inondations dans plusieurs localités du pays. Si le personnel enseignant a effectué sa rentrée le 05 octobre dernier, la situation d’urgence a contraint le ministère de l’Education à reporter l’accueil des élèves du 07 au 12 octobre.

Saluant l’engagement des enseignants qu’il qualifie de «vaillants soldats du savoir», le regroupement syndical réaffirme sa détermination à défendre les intérêts des personnels de l’éducation, des élèves et de l’école. Alors que la tension sociale monte avec le plan d’actions du Front syndical de défense du travail, le G20 déclare partager «entièrement les revendications légitimes» portées par le Fsdt. La coalition exprime ainsi sa solidarité face à la cherté de la vie, la précarité de l’emploi, la baisse du pouvoir d’achat, ainsi que les retards accumulés dans l’application des accords et le respect du dialogue social. Toutefois, le G20 met en avant la «sacralité» du début d’année scolaire. Compte tenu des difficultés récentes -notamment le décalage de la rentrée des élèves dû aux inondations et l’installation récente des enseignants nouvellement affectés-, l’organisation estime délicate l’observation stricte des journées de grève prévues les 21, 22 et 23 octobre dans le secteur de l’éducation.

Un appel au dialogue sincère et constructif

Au-delà de la solidarité d’action, le G20 insiste sur la prise en charge effective des priorités du secteur éducatif : l’application des accords signés, l’amélioration des conditions de travail, l’équité dans le système de rémunération et le règlement de la situation des enseignants décisionnaires.

Considérant que la satisfaction des revendications est essentielle pour garantir la stabilité et un service public de qualité, le G20 invite les autorités gouvernementales à «nouer un dialogue social sincère, inclusif et constructif» débouchant sur des engagements fermes et mesurables. L’organisation réaffirme sa disponibilité à participer à toute initiative unitaire pour la défense des travailleurs et l’avenir du système éducatif.