A travers la campagne «Sama yone, ma voix, mon chemin», le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) entend valoriser des parcours inspirants de jeunes Sénégalais. Catherine Phuong Fiong, représentante-résidente par intérim du Pnud au Sénégal, invite la jeunesse à dépasser les préjugés, à explorer des métiers parfois méconnus et à oser tracer sa propre voie.
Par Abdou Latif Mohamed MANSARAY – Trouver sa voie sans craindre le regard des autres. C’est le message adressé par Catherine Phuong Fiong à la jeunesse sénégalaise. A travers la campagne «Sama yone, ma voix, mon chemin», le Pnud entend mettre en lumière des jeunes qui ont réussi à construire leur avenir en faisant des choix parfois éloignés des attentes de leur entourage.
Pour la représentante-résidente par intérim du Pnud au Sénégal, les opportunités professionnelles ne se limitent ni aux métiers traditionnellement valorisés ni aux grandes villes. Des activités souvent peu envisagées par les jeunes peuvent pourtant offrir de véritables perspectives d’insertion économique.
L’exemple des femmes conductrices de mototaxis dans la région de Matam illustre cette diversité. Pour les déplacements vers les établissements scolaires, les structures de santé ou les marchés, les populations ont régulièrement recours à ce moyen de transport. La présence de femmes au guidon pourrait également rassurer certaines usagères et répondre à des besoins spécifiques.
Au-delà du transport, cet exemple met en évidence le potentiel économique de secteurs encore peu explorés. Il invite les jeunes, notamment les femmes, à regarder autrement les possibilités offertes par leur environnement et à envisager des métiers auxquels ils ne pensent pas spontanément.
Oser choisir son avenir
Pour Catherine Phuong Fiong, l’enjeu est aussi d’encourager les jeunes à s’affranchir des pressions sociales et des modèles imposés. «Chaque jeune doit trouver sa propre voie et son propre chemin», affirme-t-elle, en les invitant à ne pas avoir peur de ne pas correspondre aux attentes des autres.
La représentante-résidente par intérim du Pnud défend ainsi une vision de la réussite qui ne répond pas à un modèle unique. Celle-ci peut se construire à Dakar comme dans les autres régions du Sénégal, à condition de faire preuve d’audace, d’ambition et de détermination. «Les jeunes doivent avoir le courage et l’ambition de choisir ce qu’ils ont réellement envie de faire et de rechercher tous les moyens de réussir», insiste-t-elle.
Avec «Sama yone, ma voix, mon chemin», le Pnud veut faire connaître des expériences inspirantes susceptibles d’encourager d’autres jeunes à croire en leurs capacités. L’ambition est de montrer que les chemins vers la réussite sont multiples et que chacun peut tracer le sien, sans se laisser enfermer dans les représentations traditionnelles des métiers et de la réussite sociale.
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